Concordance entre l’ADN et la généalogie…

Les résultats de tests d’ADN peuvent-ils être utiles aux généalogistes ?

On ne met pas en doute les résultats de test d’ADN puisque nous savons qu’ils ont été vérifiés, et contre-vérifiés, par des firmes spécialisées en la matière. Les résultats obtenus représentent la signature génétique de l’ancêtre d’une lignée patriarcale (de père en fils) ou d’une lignée matriarcale (de mère en fille), selon le cas. Il s’ensuit que tous les descendants mâles d’un ancêtre donné qui opteront pour faire faire l’analyse de leur ADN-Y (chromosome Y), obtiendront grosso modo des résultats identiques, à quelques variantes près; et il en sera de même pour toutes les descendantes femelles d’une ancêtre donnée qui opteront pour un test de leur AND-mt (mitochondrial). Ceci dit, si on compare les résultats de test d’ADN, mitochondrial ou du chromosome Y, à la généalogie de chacun des participants, ceux ou celles qui ont des résultats identiques se doivent d’avoir un ancêtre commun. Peut-il en être autrement…? La réponse à cette question demeure sans équivoque: NON !… 

La généalogie, quant à elle, sert à établir les liens de parentés entre les individus; une lignée généalogique s’établit normalement par la consultation des documents fiables montrant des liens de parenté entre des personnes. Comme la généalogie n’est pas « quantifiable », elle ne peut donc pas être « vérifiée », selon Jacques Beaugrand, administrateur et fondateur du Projet ADN Français / French Heritage DNA Project. La documentation consultée lors d’une recherche généalogique sert donc à « démontrer » les liens de parenté entre les individus formant une lignée généalogique. Ceci dit, en quoi les résultats de test d’ADN peuvent-ils être utiles aux généalogistes ?

Tout simplement, en validant les résultats d’une lignée généalogique par la signature génétique de l’ancêtre obtenue lors de tests d’ADN. Non pas que ce soit une nécessité, puisque généralement la documentation consultée consiste en une source fiable. Par contre, l’erreur étant humaine, les généalogistes sont conscients que les registres consultés comportent parfois des erreurs, que ce soit sur l’identification des parties lors d’un évènement vital, ou encore par le manque d’information contenue dans certains actes, tels que le nom des parents. Et que dire du manque de documentation lors de certaines recherches; il ne faut pas se leurrer, ce manque existe sans l’ombre d’un doute: des pages de registres arrachées, des registres carrément manquants suite à des évènements fortuits: feu, vol, inondation, ou encore par destruction intentionnelle comme ce fût le cas en en Acadie.

Les résultats de test d’ADN ne peuvent remplacer la document nécessaire à l’établissement d’une lignée généalogique, mais ils peuvent permettre d’identifier correctement l’ancêtre d’une lignée par sa signature génétique, et par le fait même, confirmer ou infirmer les résultats d’une lignée généalogique douteuse ou incertaine.

Ce qui m’amène au cas de Gilette Banne, Fille du Roi, que Jacques Beaugrand associe à la signature génétique de Catherine Pillard (voir le blogue « Généalogie Génétique » – article signé par Jacques Beaugrand, intulé « Une concordance avec l’haplotype de Catherine PILLARD…« , en date du 13 septembre 2011), sujet de mon article en date du 30 septembre dernier. Nous y reviendrons…

Suzette Leclair, Généalogiste

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